04
juin
2014
Budget 2014-2015 : Les défis du développement de la main-d’œuvre ignorés

Québec, le 4 juin 2014 – La Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main-d’œuvre (COCDMO) est fortement préoccupée par le manque d’engagement gouvernemental supplémentaire en matière d’employabilité et formation de la main-d’œuvre. La Coalition est également soucieuse des impacts d’une trop grande rigueur budgétaire sur les personnes éloignées du marché du travail.

Sans surprise, le gouvernement maintient son objectif de retour au déficit zéro dès 2015-2016, provoquant par cette décision des impacts certains sur des mesures essentielles dans le contexte démographique québécois. Le risque de pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs d’activité renforce la pertinence de programmes améliorant l’adéquation entre la main-d’œuvre et le marché du travail. La signature de l’entente sur le marché du travail avec le gouvernement fédéral, le 4 mars dernier, est une reconnaissance significative de la bonne performance du modèle québécois, laquelle est largement tributaire du travail des organismes communautaires intervenant en employabilité. Le choix du déficit zéro à tout prix implique des pressions supplémentaires pour ces organismes, provoquant inévitablement une diminution importante du nombre de personnes supportées dans leur formation, leur intégration et leur maintien en emploi. Or, le financement du développement de la main-d’œuvre est un investissement, pas une dépense! « Alors même que l’on reconnaît les défis associés à la transition démographique, on néglige d’investir dans le soutien des personnes en quête de formation de base ou complémentaire, ceux et celles qui seront la main-d’œuvre essentielle de demain! » de lancer Sylvie Roy, présidente de la COCDMO. « Il convient néanmoins de saluer le maintien de l’augmentation de la prestation d’aide sociale aux personnes seules, une bonne nouvelle pour les plus vulnérables ».

Plusieurs éléments restent en suspens suite au dépôt de ce budget. Mentionnons notamment le renouvellement de plusieurs stratégies critiques, dont celles portant sur les jeunes et les personnes handicapées. Le financement des nouvelles mesures de formation prévues dans le cadre du Plan Nord et visant les personnes autochtones est bienvenu, mais manque pour l’instant de précisions. « Nous sommes prêts à accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre de ces nouvelles initiatives et stratégies, qui devront toutefois s’inscrire en complémentarité des mesures et services existants. » de conclure Sylvie Roy.

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