15
mai
2014
Comparution de la COCDMO devant le Comité HUMA de la Chambre des communes

Le 13 mai dernier, la COCDMO a comparu devant le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA) de la Chambre des communes à Ottawa, dans le cadre du renouvellement des Ententes sur le développement du marché du travail (EDMT).

Dans le cadre de leur allocution, les représentants de la Coalition, M. Richard Gravel, vice-président et M. Frédéric Lalande, directeur général, ont défendu le rôle particulier et la valeur ajoutée du secteur communautaire dans l’offre de mesures et services aux personnes éloignées du travail. L’intervention visait également à démontrer la pertinence du modèle québécois, et ce, en réponse à trois préoccupations du ministre de l’Emploi et du Développement social, M. Jason Kenney, soit : comment lier la formation aux besoins des employeurs, comment appuyer des retours au travail plus efficace et comment accroître la mesure du rendement.

En ce qui concerne le premier élément, soit l’implication des employeurs, les représentants de la Coalition ont rappelé qu’au Québec, les employeurs sont impliqués directement dans l’offre de formation de la main-d’œuvre, par le biais de la Commission des partenaires du marché du travail. De plus, il a été fait mention d’un plus grand besoin de flexibilité dans l’administration des mesures, dans le but d’améliorer l’adéquation formation-emploi :

« Le problème de l’inadéquation entre les compétences et les qualifications d’une partie de la main-d’oeuvre et les exigences des emplois dans les entreprises est une des causes de déséquilibre sur le marché du travail. Nous sommes d’avis qu’il faudrait davantage d’interventions en amont, auprès des entreprises directement, pour valider leurs besoins réels en termes de formation de leur main-d’œuvre actuelle et future. Ces interventions, avec suivi et accompagnement, sont également nécessaires pour intégrer les personnes éloignées du marché du travail en entreprise. Pour ces personnes en quête de services et de formations, il est essentiel de ne pas associer l’accès aux mesures à des sources de financement particulières. Il faut se doter de structures et de programmes flexibles et capables de s’ajuster rapidement aux besoins des personnes et du marché du travail. »

Quant au deuxième élément, l’efficacité des mesures et services, la Coalition a témoigné que le modèle québécois, qui repose sur une participation active des employeurs, des travailleurs et des organismes oeuvrant en employabilité à l’identification des besoins et à la conception des programmes de formation et de réinsertion en emploi, a largement fait ses preuves.

À l’égard du troisième élément, l’amélioration de la reddition de compte, les représentants de la Coalition ont mentionné que les organismes communautaires de développement de la main-d’œuvre participent de manière pleine et entière au processus de reddition de comptes mené par Emploi-Québec. Les résultats obtenus sont inclus dans ceux des services publics d’emploi. Ainsi, le Rapport annuel de gestion du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale rend compte de l’atteinte des cibles.

La dernière portion de l’intervention visait à réitérer l’appui de la Coalition aux ententes de développement du marché du travail sous leur forme actuelle : à durée indéterminée, ce qui permet un financement stable et prévisible, mais tout en permettant une plus grande flexibilité dans l’administration des mesures.

Pour consulter le texte complet de l’allocution

Pour suivre les travaux du comité permanent

 Le Comité permanent a également entendu, lors de ces audiences, les organisations suivantes :

– Le Congrès du travail du Canada

– L’Institut de recherche en politiques publiques

– La Coalition canadienne des organismes communautaires en développement de l’employabilité (CCOCDE)

– Le Réseau des carrefours-jeunesse emploi du Québec (RCJEQ)

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