Plateforme électorale 2026 • COCDMO

EMPLOI ET MAIN-D’ŒUVRE : INVESTIR POUR UNE PROSPÉRITÉ DURABLE DU QUÉBEC

Au croisement de la prospérité et de la cohésion sociale, l’employabilité et le développement de la main-d’œuvre doivent redevenir un pilier central de la stratégie économique du Québec.

Une personne en difficulté ne se découpe pas en ministères et une société en santé ne se construit pas en silos. Favoriser l’emploi et la qualification de la main-d’œuvre, c’est investir simultanément dans la santé publique, la cohésion sociale, la vitalité des régions et la compétitivité économique du Québec. Par ailleurs, l’accès à l’emploi ne dépend pas que des compétences individuelles : il repose aussi sur des conditions structurelles (transport, logement, sécurité, aménagement du territoire) sans lesquelles même la meilleure formation reste inaccessible.

Cette ambition doit donc se traduire dans les mesures suivantes :

1. ADOPTER UNE APPROCHE TRANSVERSALE

INSTAURER un comité interministériel permanent (Emploi, Éducation, Santé et services sociaux, Immigration, Jeunesse) agissant en partenariat avec les acteurs nationaux du milieu communautaire et du secteur privé.

POURQUOI ?

Pour répondre aux besoins globaux des adultes, un soutien et un accompagnement adapté passent par une mutualisation des expertises et une collaboration au-delà des silos administratifs et des compétences spécifiques des ministères. Ce mécanisme permettrait de favoriser la cohérence des orientations tout au long du continuum de services, allant d’une scolarisation reconnue jusqu’à l’intégration durable en emploi.

Il est impératif de garantir que les personnes en situations complexes (problématiques de santé mentale, itinérance, judiciarisation, etc.) ne soient plus exclues par manque de concertation entre les réseaux.

BÉNÉFICES

  • OFFRE DE SERVICES FLUIDE ET COHÉRENTE :
    Garantie d’un parcours sans rupture de services pour tous les citoyens et citoyennes, sans exception.
  • EFFICACITÉ DE L’ACTION PUBLIQUE :
    Optimisation des interventions et des ressources en évitant les dédoublages ou les oublis entre les ministères.
  • INCLUSION DURABLE :
    Une meilleure réussite des transitions vers le marché du travail pour les clientèles les plus vulnérables.

Une personne en difficulté ne se découpe pas en ministères : coordonnons nos actions pour un parcours citoyen sans rupture.

2. ASSURER UN FINANCEMENT STABLE, ADÉQUAT ET INDEXÉ SUR LE COÛT DE LA VIE

TRANSFORMER les modèles de financement actuels pour passer d’une logique de « projets » à un financement stable, adéquat et indexé sur le coût de la vie, garantissant la pérennité des services de première ligne.

POURQUOI ?

Le financement par projet, prédominant dans le secteur communautaire, crée une instabilité chronique qui nuit à la qualité de l’accompagnement des usagères et usagers. Pour offrir des services efficaces, les organismes doivent pouvoir planifier à long terme sans craindre pour leur survie annuelle. Un financement adéquat est essentiel pour freiner l’exode des expertises et garantir que les citoyennes et citoyens bénéficient d’une aide constante et spécialisée, particulièrement dans un marché du travail en mutation. Cela implique des ententes pluriannuelles de 3 à 5 ans et une indexation automatique sur l’indice des prix à la consommation.

BÉNÉFICES

  • CONTINUITÉ DES SERVICES :
    Des services prévisibles et durables pour les personnes en recherche d’emploi, peu importe les cycles de financement.
  • AGILITÉ ACCRUE :
    Une gestion centrée sur la mission directe et l’impact social et moins de temps passé dans la reddition de compte.
  • EXPERTISE PRÉSERVÉE :
    Une meilleure rétention des personnes professionnelles pour assurer un accompagnement de haute qualité.
  • ÉQUITÉ RÉGIONALE :
    Un financement basé sur la capacité de service et non sur le seul volume de personnes participantes, afin de garantir des services de proximité dans les territoires dévitalisés et à faible densité.

Financer adéquatement les services près des communautés, c’est garantir à chaque personne un accompagnement stable et de qualité, sans interruption liée aux cycles administratifs.

3. GARANTIR UN ACCÈS UNIVERSEL ET SIMPLIFIÉ AUX SERVICES

ASSURER un accès universel aux services d’emploi, notamment pour les personnes éloignées du marché du travail, en simplifiant les parcours des usagères et des usagers et en allégeant les barrières administratives qui freinent l’intervention.

POURQUOI ?

Actuellement, la lourdeur administrative et la complexité des critères d’admissibilité freinent l’accès aux services pour les personnes qui en ont le plus besoin, or le véritable gain d’une simplification administrative doit se mesurer à l’accès aux services pour les gens, et non à l’optimisation des coûts de gestion de l’État. Il faut changer de paradigme : l’administratif doit s’effacer pour permettre aux personnes intervenantes d’utiliser leur expertise là où elle compte le plus, soit dans l’accompagnement direct et l’offre d’un panier de services complet et adapté aux réalités des personnes éloignées de l’emploi et aux personnes vulnérables.

BÉNÉFICES

  • ACCÈS ÉLARGI :
    Une porte d’entrée simplifiée pour les personnes les plus éloignées du marché du travail et les populations vulnérables.
  • VALORISATION DE L’EXPERTISE :
    Un recentrage des énergies sur l’accompagnement humain et l’approche globale, augmentant ainsi les chances de succès durable.
  • EFFICACITÉ OPÉRATIONNELLE :
    Des interventions plus rapides et une réduction des délais de prise en charge pour les personnes participantes.

Simplifier les processus, c’est redonner du temps de qualité à l’humain pour répondre avec agilité aux besoins réels de chaque citoyenne et citoyen sur le terrain.

4. OFFRIR UNE FORMATION ADAPTÉE À TOUTES LES ÉTAPES DE LA VIE

INTENSIFIER les investissements dans la formation initiale, la formation continue, la requalification numérique et les mécanismes de reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) pour mener les travailleuses et travailleurs vers une diplomation reconnue.

POURQUOI ?

La base de l’adaptation au marché du travail, c’est la capacité d’innover dans nos façons de former. Face à l’arrivée de l’IA et aux mutations technologiques, la requalification doit devenir un droit accessible, particulièrement pour les travailleuses et travailleurs les moins scolarisés. En garantissant un accès universel à une scolarisation minimale et en misant sur une diplomation reconnue ainsi que la reconnaissance des acquis et des compétences (RAC), nous prévenons le chômage structurel. Il est essentiel de mutualiser les efforts entre le secteur de l’éducation et les organismes spécialisés en emploi et en main-d’œuvre pour s’assurer que personne ne reste sans emploi en raison d’un manque de compétences. Un accès à une scolarisation minimale passe nécessairement par des allocations de formations (qualifiantes et formation générale aux adultes).

BÉNÉFICES

  • RÉSILIENCE ÉCONOMIQUE :
    Une main-d’œuvre qualifiée, diplômée et capable d’évoluer avec les nouvelles technologies.
  • INCLUSION NUMÉRIQUE :
    Réduction de la fracture numérique pour les clientèles vulnérables, assurant leur maintien en emploi.
  • COMPÉTITIVITÉ :
    Un bassin de travailleuses et travailleurs agiles qui soutient l’innovation et la productivité des entreprises du Québec.

Face aux mutations technologiques, un service minimal de scolarisation, une diplomation reconnue et la requalification doivent devenir un droit accessible, avec un soutien financier, pour ne laisser personne derrière.

Avec 2 principes phares

LES ORGANISMES SPÉCIALISÉS EN EMPLOI ET EN MAIN-D’ŒUVRE AINSI QUE CEUX À MISSION COMPLÉMENTAIRE SONT DES PARTENAIRES STRATÉGIQUES DE PREMIÈRE LIGNE DANS LA MISE EN ŒUVRE DES POLITIQUES PUBLIQUES D’EMPLOI.

RECONNAÎTRE leur expertise et ASSURER la participation active des réseaux nationaux spécialisés en employabilité aux mécanismes de gouvernance, de planification et d’orientation des politiques d’emploi.

POURQUOI ?

Les organismes spécialisés dans l’emploi et la main-d’œuvre ainsi que les organismes communautaires à mission complémentaire (ex. : scolarisation et formation) sont les experts de la « stabilité humaine » : ils sont les seuls à posséder l’agilité nécessaire pour traiter les freins périphériques à l’emploi (logement, santé mentale, isolement) de manière intégrée. Reconnaître cette expertise, c’est accepter que la stabilisation sociale est une étape indissociable du retour au travail. En tant qu’acteurs de terrain, les organismes spécialisés dans l’emploi et la main-d’œuvre et ceux à mission complémentaire doivent contribuer aux politiques publiques au même titre que les institutions pour assurer que les mesures répondent aux réalités changeantes du marché. Cette reconnaissance doit se matérialiser dans tous les leviers : financement de mission, simplification administrative et autonomie d’intervention.

BÉNÉFICES

  • EXPERTISE PARTAGÉE : Une meilleure adéquation entre les politiques gouvernementales et les besoins réels des citoyennes et citoyens et des entreprises.
  • MAINTIEN EN EMPLOI DURABLE : Un investissement plus rentable dans le capital humain grâce à une intégration qui ne s’effondre pas au premier obstacle social.
  • AGILITÉ RÉGIONALE : Une force de frappe décentralisée et concertée pour répondre aux défis spécifiques de chaque territoire.

Le retour à l’emploi passe d’abord par la stabilité humaine : les organismes spécialisés sont les architectes de cette réussite durable.

L’EMPLOI AU SERVICE DE L’ÉCONOMIE POUR TOUS.
RECONNAÎTRE L’EMPLOI COMME MOTEUR DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL DU QUÉBEC.

RECONNAÎTRE l’employabilité et le développement de la main-d’œuvre comme le pilier central de la stratégie économique du Québec en plaçant les Services publics d’emploi (SPE) au service de l’emploi et de l’économie pour tous.

POURQUOI ?

Le développement de la main-d’œuvre ne doit plus être perçu comme une simple dépense technique, mais comme un investissement stratégique. Dans un contexte de transformations rapides, il faut mutualiser les forces et collaborer plus étroitement entre l’État et les organismes de terrain. En misant sur des services régionalisés et une approche inclusive, on s’assure que personne n’est laissé pour compte. Le principe est simple : plus de gens en emploi égale une meilleure économie pour tous.

BÉNÉFICES

  • PROSPÉRITÉ : Un accès aux services universel et équitable qui garantit que chaque citoyenne et citoyen peut contribuer à la richesse collective.
  • SOLIDARITÉ SOCIALE : Une réduction durable de la pauvreté et un renforcement de la cohésion sociale dans toutes les régions du Québec.
  • EFFICACITÉ ÉCONOMIQUE : Une main-d’œuvre mieux préparée et plus résiliente face aux besoins changeants des entreprises et prête à soutenir la croissance du Québec.