11
février
2016
Projet de loi 70 : La COCDMO se prononce en commission parlementaire

La COCDMO présentait le 10 février son mémoire déposé dans le cadre des consultations particulières et auditions publique sur le projet de loi no 70: Loi visant à permettre une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi ainsi qu’à favoriser l’intégration en emploi.

Frédéric Lalande, directeur général de l’organisation ainsi que Daniel Baril, trésorier de la COCDMO et directeur général de l’Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA) ont représenté l’organisation devant les membres de la Commission de l’économie et du travail de l’Assemblée nationale du Québec.

La Coalition salue de manière générale la volonté gouvernementale exprimée dans ce projet de loi de favoriser une meilleure adéquation formation emploi. Toutefois, force est de constater que plusieurs éléments fondamentaux qui détermineront le succès ou l’échec des changements prévus demeurent inconnus. Cela est particulièrement frappant dans le cas du programme Objectif Emploi, où le projet de loi soulève davantage de questions qu’il n’apporte de réponses, le gouvernement ayant préféré procéder par voie réglementaire pour plusieurs éléments importants.

Objectif Emploi

L’adéquation formation emploi, tenant compte de la bonne performance du marché du travail, demande des actions allant au-delà les bénéficiaires de l’aide sociale ; par exemple, auprès des chômeurs et des personnes en emploi. La portée restrictive du projet de loi en fait dans sa forme actuelle une occasion manquée d’attaquer de manière systémique l’adéquation entre la formation et l’emploi.

La Coalition estime donc qu’il est possible d’accroître le potentiel de ce programme : l’objectif à atteindre serait non seulement de le rendre plus efficace et de respecter certains principes de base, dont le volontariat, mais d’en faire un outil de développement des compétences pour toute la population du Québec. Mais pour ce faire, certaines conditions de réussite nous semblent essentielles, soit :

  • Participation volontaire
  • Revenu minimal décent pour tous les participants
  • Mesures adaptées et disponibles.

Préserver un modèle partenarial qui a fait ses preuves.

En tant que membre de la Commission des partenaires du marché du travail, nous saluons l’intention du gouvernement de donner à la Commission un rôle stratégique dans l’amélioration du fonctionnement du marché du travail. Or, il nous apparaît que plusieurs dispositions du projet de loi se trouvent à entériner une perte d’autorité administrative et budgétaire de la Commission, ce qui ne peut qu’amoindrir la plus-value de ce modèle partenarial et qui nous semble être en contradiction avec les intentions annoncées. De plus, nous devons rappeler que les implications du dernier budget provincial continuent de préoccuper grandement les membres de la Coalition. Nous sommes d’avis que la Commission est la mieux placée pour définir les paramètres du financement, les modalités de déploiement et les acteurs impliqués dans la formation de la main-d’œuvre au Québec.

Pour une meilleure adéquation formation emploi

Si nous voulons obtenir rapidement des résultats concrets en matière d’adéquation formation-emploi, il est important de se donner un cadre permettant une meilleure cohérence et un suivi des actions. Nous devons donc rappeler toute la pertinence de l’adoption rapide d’un nouveau plan d’action interministériel en éducation des adultes et en formation continue.

Pour consulter le mémoire de la COCDMO, cliquez ici.

Pour visionner l’intervention de la COCDMO sur le site de l’Assemblée nationale, cliquez ici.

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